20/02/2006
Mon Katarnaüm
Désolée mes amis je vous ai pas donné de nouvelles fraîches depuis longtemps en même temps avec la chaleur qu'il fait ici c'est normal. Voilà Rania et moi on s'est enfouies au Katar depuis dix jours et pour l'instant on passe des vacances tranquilles ne vous inquiétez pas. La preuve je vous l'ai mise en images vu que j'ai fabriqué un petit album rien que pour vous comme j'avais fait quand j'étais partie au Touquet vous vous souvenez. Alors jetez un petit oeil ci-joint et avec celui qui vous reste continuez à lire mes histoires. Même si je sais plus trop comment faire vu que avant qu'on parte j'avais commencé à vous raconter New York mais maintenant que je suis au Katar je sens un décalage d'horreur je vous dis pas. D'ailleurs ça me fait penser qu'il est déjà 20 heures ici il va falloir que je file si je veux avoir le temps de faire encore un petit hammam avant le dîner.
10/02/2006
Le plus Katar sera le mieux
Mes chers amis, j’en ai trop marre. Si vous saviez comme c’est pas évident d’être une star 24 heures sur 24, franchement je le souhaite à personne.
D’abord il y avait eu Paris Match, vous vous souvenez, qui m’avait honteusement volé des photos privées sans me prévenir pour faire l’article. A l’époque, toutes les copines de Grand-Mère l’avaient lu, forcément vu que c’était sorti dans Paris Match, et Amélia l’avait même découpé encadré et accroché dans sa piaule. Je vous dis pas le standing, j’ai même été obligée de me couvrir de lunettes noires pendant une semaine pour échapper aux gangs de fans. Ensuite, je suis partie au Touquet puis à New York, du coup j’étais un peu plus tranquille au niveau du paparazzitage. Bon, quand je suis revenue la semaine dernière, j’ai même pas eu le temps de me reposer un peu que déjà je devais répondre une interview, que vous pouvez lire ou relire chez Cécile comme vous savez. J’avoue que ça m’a claquée, mais c’était pas encore le maximum de la pireté. Car figurez-vous que la vraie goutte d’eau qui a mis le feu à mon poudrier, elle est tombée hier soir, à la Gare.
Joséphine discutait comme si rien n’était avec Olaf, le DJ scratcheur n°51 sur sa liste de mecs qui lui faisait écouter son casque, quand tout à coup elle s’est mise à hurler des cris persans.
« Tiiiinaaaa, Tiiiinaaa !!! Ils parlent de toi nationalement à la radioooo, c’est trop foooort !!!
- Euh, je peux baisser un peu, si tu veux, a proposé Olaf.
- Au contraire !!! elle lui a déchiré les tampons, monte le son, viiiite !!!
Du coup Olaf a ouvert à fond les maxi haut-parleurs géants de la Gare et toutes les oreilles ont alors pu auditionner le scandale en direct. Il y avait une fille complètement historique qui gueulait en public à la radio qu’elle adorait mes histoires, qu’elle me lisait de A à Z tous les jours et que j’étais à peu près la huitième ou la neuvième merveille du monde, je sais plus trop à cause de l’émotion. « C’est elle, c’est ma copiiiiine !!! » hurlait Joséphine en se tortillonnant et en me montrant avec ses doigts. Du coup, la foule en flagrant délire s’est mise à m’applaudir de ses milliers de mains et comme j’avais trop la honte je me suis enfouie aux toilettes avec Rania. Et là, franchement, j’ai craqué de toutes les dernières forces qui me restaient.
« Ouuuuiiiin, j’en peux plus ! je me suis mise chialer. Je peux même plus faire un pas de travers sans être tractée par les médias.
- Laisse tomber, ils commencent à me gonfler ceux-là ! a claqué Rania en se remettant du gloss hyper brusquement, comme à chaque fois qu’elle est super énervée.
- Oui, je sais, excuse-moi, je me suis excusée. Ça doit être trop insupportable d’être la meilleure amie d’une star…
- Je parlais pas de toi, elle m’a interrompue l’air dégoûtée, mais de tous ces actes de maltraitance contre le prophète. Je te jure, j’en ai marre de tous ces nains fidèles. Il faut qu’on se mette à l’abri pendant un petit moment.
- T’as raison, j’ai fait. Et si on allait péleriner place de l’Alma ? Je suis sûre que Lady Di pourrait me donner quelques conseils au-delatiques, vu qu’on est à peu près dans la même situation de star tractée !
- Tu rigoles ou quoi, c’est beaucoup trop près ! a crié Rania. Moi, je pensais fuguer carrément de la France… et si on allait chez moi, au Katar ? Au moins, là-bas, on nous foutra une paix émirale !
- Super idée ! j’ai dit.
Et c’est comme ça que je me suis refait une séance de télétravail en direct avec Amélia aujourd’hui. J’ai cru qu’elle allait perdre ses connaissances sur place quand je lui ai commandé que c’était reparti pour un tour de valises. En tout cas, maintenant elle est rôdée, la preuve tout est prêt dans le vestibule, Paul le chauffeur du maniaque du pétrole qui vient me chercher dans une heure aura plus qu’à charger sa grosse voiture. Et hop direction Roissy ou Charles de Gaulle, je sais plus, pour prendre l’avion personnel du maniaque déjà réglé pour nous sur le Katar. Il paraît qu’il y a un décalage d’horreur par rapport à ici, donc le temps de m’y habituer et je vous donnerai des nouvelles, mes amis… alors, « Aloha », comme on dit là-bas !
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09/02/2006
Des valises pas très diplomatiques
Comme Petra avait encore quelques courses à faire, on a décidé qu’on partirait que la semaine d’après, ce qui nous laissait juste le temps nécessaire et suffisant pour faire correctement nos valises. Sans perdre deux secondes de plus, j’ai donc griffé Amélia sur tout ce qu’elle avait à faire, et comme j’ai vu qu’elle était bien indisposée je lui ai commandé d’aller illico rapido au grenier chercher la vieille malle Vuitton de Grand-Mère.
« Quoi, chelle qué Madame avait emportée en croigière chour lé Michichipi ? s’est fortement étonnée Amélia.
- Ben oui, j’ai répondu. Vous en connaissez 379 000 autres, vous ?
- Non, mais elle pège bien 379 000 tonnes, chelle-chi ! elle a soufflé. Cha va pas arranger mon hernie dichcale…
Je me disais aussi, c’était bizarre ; elle avait pas râlé depuis au moins trente secondes.
- Dans ce cas, demandez donc au jardinier de la comtesse de Lalande de vous prêter ses mains fortes, j’ai conseillé. Je suis sûre qu’il dira pas non…
Là-dessus, Amélia a plus rien dit et elle s’est barrée chercher la malle en rougissant comme une tomate cerise. Dès qu’elle essayait de fainéantiser un peu, il suffisait de lui parler de ses ex et hop ! ça la calmait en un tour de reins.
Le jour d’après, les filles sont venues à la maison et on a commencé à préparer mes valises. On avait prévu des les faire ensemble chacune son tour, on était organisées comme un voyage c’était le cas de le dire.
« Et ça, tu le prends ? a demandé Joséphine en montrant ma combinaison de ski Chanel.
- T’es malade ou quoi ! a claqué Rania. On part pas à Courchevel, non plus.
- Aucun rapport ! a crié Joséphine. New York, c’est vachement près du pôle Nord, on risque de mourir congelées si on prend pas nos précautions !
- Si tu veux, je te mets au frigo tout de suite, comme ça on est tranquille, a proposé Rania, toujours prête à rendre sévice.
- Eh Tina, elle est sur le point de craquer ta malle, a dit Anne-So qui était chargée de supervisionner le remplissage.
- Quoi ? Mais c’est pas possible, j’ai mis que les sacs et les chaussures, je me suis étonnée.
- Ben je sais pas moi… fais un tri ! a conseillé Anne-So en essayant de s’asseoir sur la malle pour la fermer.
- J’en ai déjà fait trois avant de garder ce strict minimum vital : 9 sacs et 17 paires de chaussures seulement ! j’ai lamenté.
- Laisse, je vais régulariser ça, a commandé Joséphine. Chaque fois qu’on part en vacances, c’est toujours moi qui m’occupe des affaires de tout le monde.
- Ah bon ? Tiens c’est marrant, je t’imagine bien bagagiste à Roissy, a rigolé Rania en vautrant sur mon lit.
- Ha ha ha, très drôle mademoiselle qui sait que se coucher là à rien faire ! a crié Joséphine. Admire plutôt ce travail d’Hercule…
Sur ces entrefaites, elle s’est exécutée et de main de maître, vu qu’en une heure elle avait fait rentrer par miracle tous mes effets privés et ceux de Chanelle dans seulement quatre grandes valises Vuitton, en plus de la malle pleine à rabord.
« Et voilà, j’ai enfin réussi à la boucler !!! a pavané Joséphine en tournant la clé dans la serrure de la malle.
- Par le prophète, si seulement ça pouvait être vrai une fois pour de bon ! a claqué Rania.
- Franchement, je réponds même pas, a frimé Joséphine. Dis Tina, t’aurais pas un truc à boire elle a demandé. Après cet effort midable, il faut à tout prix que je me réhydrate !
- Pas de problème, j’ai fait. Je vais sonner Amélia de nous préparer tout de suite des jus de glaçons.
Pendant qu’on se rafraîchissait, j’ai commandé à Amélia d’en profiter pour descendre les bagages dans le vestibules pour qu’ils encombrent pas ma piaule. Mais franchement elle était pas très douée, la preuve ça lui a pris beaucoup plus de temps pour faire ça que Joséphine en avait mis à tout ranger. En plus, elle soufflait et elle transpirait à fond comme une locomotive vaporeuse, ça va faut pas exagérer c’était pas un cours de step au Ken Club non plus. A un moment elle a même fait semblant de faillir tomber dans les varappes de fatigue. Quelle comédienne celle-ci, elle mériterait un oscar au Top 50 tiens !
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07/02/2006
Mieux vaut star que jamais
Désolée mes amis c’est pas encore ce soir que vous saurez la suite. J’ai pas eu le temps de vous écrire personnellement aujourd’hui vu que j’ai dû répondre aux questions de ma copine Cécile. Elle voulait absolument me faire une interview pour son site Internet du coup je me suis pliée vous savez bien que je peux jamais refuser un sévice. D’ailleurs vous pouvez la visiter Cécile son site s’appelle www.soleilmeme.com il est très sympa et rempli de beaux dessins comme en fait Chanelle depuis que je lui ai appris à gouacher la petite coquine. Bref si ça vous intéresse il faut aller dans la partie Ceci cela de ci de là et vous me trouverez en numéro 15. Les autres interviews elles sont pas de stars connues du tout Paris Match comme moi mais bon j’ai quand même accepté de révéler mes parties les plus intimes. J’espère que le résultat des courses vous plaira mais si c’est pas le cas dites-le moi et je verrai avec Cécile si on peut encore changer les réponses.
18:43 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06/02/2006
La tentation de suicide
Tout a commencé en septembre, à notre retour de vacances. On s’était donné rendez-vous chez Thé Cool, bien sûr, pour notre première réunion de connasses de la rentrée. Rania était super bronzée, Anne-So super musclée et Joséphine super colorée.
« C’est quoi, cette nouvelle nuance inconnue de nos services ? a claqué Rania.
- Ben c’est les Café’In, de Color Pulse, a répondu Joséphine, en secouant sa crinière de louve. Alors il y a pink sorbet, abricot givré, choc choco ou expresso shot…
- Et la tienne, c’est laquelle ? a demandé Anne-So.
- Ben, les quatre ! a pavané Joséphine. Comme j’arrivais pas à me décider, j’ai tout mélangé. Officiellement, ça donne une sorte de moka glacé aux pétales de rose fanée. Trop canon, non ?
- Non, l’a coupée Rania. Bon, si on parlait plutôt de choses intéressantes… la réu du jour, par exemple. Qu’est-ce qu’on a au menu ?
- Le chtage de shopping intenchif acchéléré au Bon marché, a répondu Joséphine, en terminant vite fait sa starlette à la mangue de Birmanie.
- On t’a jamais dit qu’on mangeait pas la bouche pleine, espèce de souillon ? l’a engueulée Rania.
- Ah non, vous allez pas encore vous disputer ! j’ai lamenté. Vous croyez pas que vous pourriez faire une fève ?
- T’as raison, m’a approuvée Rania. On doit concentrer sur le travail, et rien d’autre. Alors, la truie violette, combien d’inscrites pour le stage ?
- Maaaiiis ! C’est pas violet mon cheveu, c’est moka glacé aux pétales de rose fanée ! a crié Joséphine en essuyant sa bouche. Tu pourrais écouter un peu tes oreilles, quand on parle ! Bon, pour l’instant, j’ai Hermione, la fille du PDG de Féau, qui est peut-être intéressée. J’en ai aussi parlé à Mindy et Sandy, les jumelles américaines de l’avenue Henri-Martin, qui m’ont dit pourquoi pas. Mais elles préféreraient faire ça au Printemps si possible, il y a quand même plus de choix chez Marc Jacobs.
- Non mais attends, c’est pas du boulot, ça ! a râlé Rania. Je m’en fous de ton chichitage, je veux savoir qui vient sûr à 100 %, un point fini.
- Oh ça va, a chialé Joséphine, c’est pas la peine de m’en faire en étant méchante, hein !
- T’inquiète, Rania, j’ai intervenu. Je pense que Slavika sera là, elle a jamais raté une manif…
- Elle a intérêt à pas me décevoir celle-ci, a menacé Rania. Sinon, je casse carrément nos relations diplomatiques avec elle, même si son père est patron de l’ambassade de Slovénie, je m’en fous. »
Sur ces entrefaites, de forts hurlements se sont produits à l’entrée de Thé Cool, un peu comme ceux que ferait une sirène d’ambulance mélangée avec une alarme antivol. « Anne-So, va voir ce que c’est », a commandé Rania, mais elle a pas eu le temps vu qu’à ce moment-là, Slavika s’est pointée tellement vite à notre table qu’elle a failli renverser le paravent qu’on avait mis devant pour plus de discrétion.
« Ah, te voilà ! a fait Rania. Justement, on parlait de toi.
- Aaaaaah, aaaah, les fiiilles ! C’est terriiiible, a bramé Slavika. C’était donc elle, l’ambulance antivol.
- Quoi, tu peux pas pour le stage, c’est ça ? a tout de suite soupçonné Rania.
- Mais nooon, c’est pas çaaa ! a continué à gueuler Slavika. Aaah, mon Dieu, c’est Petra, elle fait la tentation de suicide !
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? j’ai demandé. Elle est morte ?
- Non, pas encore, mais presque, a révélé Slavika. C’est en train de se passer en ce moment, chez Franck et Fils. Il faut absolument l’obliger à se maintenir en vie… venez avec moi, viiite ! »
Du coup, on y est allées. Et franchement, quand on est arrivées sur place, la scène du futur crime était horrible. Sur le stand Chanel, Petra, la cousine de Slavika qui habitait à New York mais qui venait souvent passer trois-quatre mois de vacances à Paris, était à deux doigts de se découper l’artère phénoménale avec une lime à ongles. Cette fois, elle avait fait le voyage exprès pour trouver une veste qu’elle avait répérée sur Nicole Kidman dans le Vogue américain, mais ils avaient plus sa taille nulle part. Et rue Cambon, ils lui avaient conseillé d’aller voir dans les grands magasins, seulement plus aucun n’avait le modèle, sauf Franck et Fils ; et ils avaient vendu le dernier deux jours avant, à une cliente espagnole. C’était pour ça que Petra avait craqué, et en voyant Slavika se pointer avec nous, ça l’a pas du tout calmée. Au contraire, elle a tout de suite chialé en criant quelque chose en slovène.
« Elle a dit quoi, là ? a voulu savoir Rania.
- C’est terrible, a lamenté Slavika. Elle a menacé que si on solutionnait pas tout ça très vite, elle se tuerait, et qu’ensuite elle prendrait toutes les vendeuses du stand en otages. Je la connais, elle est capable. Elle est motivée à mort, là.
- OK, je prends l’affaire en main, a décidé Rania. »
Pour oindre le geste à la parole, elle s’est approchée de la caisse derrière laquelle se planquaient les trois vendeuses, en attendant que Petra termine sa crise.
« Où est Marie-Françoise ? a demandé Rania en cherchant avec ses yeux la responsable du rayon qu’elle connaissait par cœur.
- Elle travaille au siège, maintenant, a répondu la plus vieille des trois en s’avançant. C’est moi qui la remplace, madame.
- Attends, appelez-moi mademoiselle, j’ai l’air d’avoir 35 ans ou quoi ? s’est fâchée Rania. On voit que vous êtes nouvelle vous, mais c’est pas grave, vous allez m’apprendre très vite. Bon, on dirait qu’il y a un petit souci vestimentaire avec ma copine Petra. Vous pouvez régler ça illico rapido ? On a pas que ça à faire, nous.
- C’est impossible, mademoiselle, s’est excusée la vendeuse. Votre amie recherche un modèle épuisé. Nous sommes au regret de ne pouvoir satisfaire sa demande.
- C’est vous qui m’épuisez à rien vouloir comprendre. C’est pas elle que je vous demande de satisfaire, c’est moi, a expliqué Rania qui avait horreur qu’on la contredise. Il paraît que vous avez vendu la veste que voulait Petra à une Espagnole, vous trouvez que ça se fait, ça ? Vous allez quand même pas m’obliger à aller jusqu’à Rome moi-même pour la récupérer, non ?
- Non, bien sûr, mademoiselle…
- … bon. Alors maintenant, on va s’en aller, et demain matin quand je vais revenir avec ma copine, la veste sera là. Vous allez quand même pas obliger mon père à racheter la boîte pour régler le problème, non ? »
Comme la vendeuse savait plus quoi dire, Rania a claqué ses doigts en l’air comme à chaque fois qu’elle menait une affaire à bon porc, et elle a fait : « pas plus compliqué ! ». Là-dessus, on est retournées toutes les six chez Thé Cool, et on a tout de suite commandé un cocktail bonne mine relaxant carotte-abricot-cerise pour déchoquer Petra. Franchement, c’était pas la peine de se mettre dans ces états pareils, vu qu’elle aurait sa veste le lendemain. C’était obligé, personne pouvait refuser un service à Rania, ni à son père le maniaque du pétrole, normal ils sont tellement sympas. D’ailleurs, à l’heure qu’il était, la nouvelle vendeuse de chez Chanel était sûrement en train de se faire savonner par le directeur de Franck et Fils, « la carpette » comme l’appelait le maniaque. La preuve qu’il devait bien l’aimer, vu les 379 milliards de poissons qu’il fanatisait dans l’aquarium géant de son bureau.
Bref, le jour d’après Petra a eu sa veste bien sûr, avec les excuses de la direction et même un petit mot de Karl Lagerfeld pour lui souhaiter un bon séjour à Paris. Sur le coup, Petra était hyper contente et comme elle savait pas comment nous remercier, elle a proposé « et si vous veniez passer quelques jours de vacances chez moi, à New York ? ». Comme on avait trop rien de prévu, on lui a répondu anglicanement « OK, no problemo », pour lui prouver qu’on maîtrisait parfaitement sa langue d’origine. Bien sûr, on pensait pas en acceptant son invitation qu’on allait vivre à peu près les aventures les plus trépignantes du 21e siècle. Mais ne brûlons pas la peau de l’ours avant de l’avoir vendue, mes amis : je vous raconte la suite demain.
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04/02/2006
Vive le télétravail
Pfff franchement ça m’a trop claquée ce déballage de valises. On a commencé hier matin et on vient à peine de finir j’ai cru que ça s’arrêterait jamais. En plus cette fainéante d’Amélia faisait que râler toutes les trente secondes c’était super pénible. Mais qu’est-che qué vous javez mis dans toutes ches valijes mademoigelle Athénaïche elle a demandé. Je lui ai même pas répondu de toute façon ça sert à rien de parler fringues avec quelqu’un qui change de tablier deux fois par an. N’empêche elle m’a tellement stressée qu’au bout de dix minutes j’ai décidé de faire le télétravail une méthode Katarienne que m’a apprise Rania. C’est très simple il suffit de vautrer devant la télé pendant que les autres travaillent et franchement ça marchait super bien.
En surveillant quand même Amélia d’un œil on sait jamais j’ai jeté l’autre sur tous les carnets d’aventure que j’ai écrits pendant mes vacances. Je me souvenais plus qu’il y en avait autant c’est vrai qu’à la fin j’ai été obligée d’acheter une petite mallette Vuitton exprès pour les transporter. Enfin bref je vous ferai mon rapportage très bientôt mais pas aujourd’hui vu qu'il me reste plus que trois heures pour me préparer. Ce soir Rania donne une grande fête en l’honneur de notre retour triomphant et je suis sûre qu’on va s’éclater comme des dératisées.
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02/02/2006
Un bon break par rapport à la vie
Ah mes amis me voilà enfin de retour. Au début je devais partir seulement tout l'été mais finalement j'ai pris cinq petits mois de vacances en plus. Et je dois dire que ça fait du bien quand même un bon break par rapport à la vie. Mais attention c'est pas pour autant que je me suis reposée à fond la preuve il nous est arrivé plein de choses trépignantes à moi Rania Anne-So et Joséphine. Le temps de faire défaire mes trente tonnes de valises à Amélia et promis je vous raconte tout de la cave au grenier. Franchement je vous garantis un an que vous allez croire ni vos yeux ni vos oreilles ni tout le reste de votre corps quand vous lirez toutes nos péripatéties dignes des meilleurs films de Hollywood et des environs.
En plus j'ai vachement changé non seulement intelligemment mais aussi lookement avec ma nouvelle robe Dior je suis encore plus mignonne qu'avant non voir photo ci-jointe.



